Samedi 12 octobre 19h

 

 

 

 

Catherine Froment

L’Origine du Monde

Performance

Catherine Froment (Auteur-Performer), Hervé Baret (Mécanique du dedans, du dehors), Jérôme Castel (Musique) et Yann Le Bras (Lumière), Marion Chombart de Lauwe (Assistante plasticienne).

 

Déjà connue pour ses frasques assumées jadis au Générateur (allusion à sa performance de 2012, Le Monde, XXIème Carte, qui générait une rencontre troublante entre le public et la performeuse), Catherine Froment récidive et fait de son corps un extrême, encore. Avec L’Origine du Monde, qui prend l’œuvre de Courbet (jugée obscène par la critique de son temps) pour point d’ancrage, elle, visage recouvert d’une étoffe, éblouie de son sexe. Elle s’offre aux témoins alors placés en ligne de mire. Dans un entrelacs de cordelettes blanches qui semble servir d’antichambre au personnage, on devine la présence de mots, la trace de textes. Entre cet invisible réseau souterrain et l’enchevêtrement fragile des ficelles, se manifeste un moment d’hésitation: le spectateur peut-il aller plus loin ? Est-il autorisé à s’approcher ?



Samedi 19 octobre --> 21h15

 

 

 

 

 

Catherine Froment

L’Âne

Performance théâtrale

Roberto Bolaño & Catherine Froment (Texte)

 

L’Âne d’après Catherine Froment : un corps dans l’apocalypse, une présence coriace. Et cela tremble ! Issue de l’œuvre poétique Les Chiens Romantiques de Roberto Bolaño, cette performance autour du tableau L’Enfer de Jérôme Bosch transpose ces notions dans notre monde actuel. De part son tempérament enflammé et son âme profondément charnelle, Catherine Froment incarne la « boschienne ».

« Pornographe du sacré, convoqueuse de démons, elle a su extraire du tableau les dés et les grenouilles, les objets obscurs du désir, les couteaux métaphysiques et les ailes coupées des anges » relate le poète Serge Pey.

Que dire devant son corps qui brûle, paré de cierges allumés et d’ombres calcinées ?

 


Catherine Froment

Artiste en résidence au Générateur.
Artiste de la transfusion des temps
Née en 1979. Vit et travaille à Toulouse et à Paris.
Tour à tour humaine (et fière de l’être), animale (impulsive et dévorante), Catherine Froment, actrice, auteure, musicienne et performeuse, interroge les normes en jouant d’une totale perturbation identitaire.
Ses écrits, les objets et les bandes sonores qui accompagnent parfois ses actions, étirent jusqu’à son point le plus extrême la banale réalité quotidienne qu’elle convoque et questionne pour mieux en révéler la folie. La collision entre des attitudes corporelles exacerbées et un lieu spécifique génère des glissements, des échappées de l’inattendu, du déconcertant. L’extrême jeu de son corps et l’ancrage de son travail dans des espaces bien éloignés du monde du spectacle donnent naissance à des événements mettant à distance sa formation initiale de comédienne.
Article Goupy pour la revue Inter, Art Actuel n°108E.
Comédienne, créatrice, elle crée ses propres spectacles tout d’abord à partir d’auteurs tels que L.Carroll, Rodrigo Garcia, Valère Novarina puis en 2012, elle monte sa première pièce de théâtre en tant qu’auteur également, La Spectatrice de la vitesse. Harpiste depuis l’âge de cinq ans, elle utilise son instrument dans plusieurs de ses performances.
Site : http://catherine-froment.fr/

 

 

 

Catherine Froment

© E.Goupy