Samedi 26 octobre --> 21h


 


Gio Black Peter

BOX

Vidéo Performance


Avec Justin Symbol
« L’univers trash et hypersexué de Giovanni à travers ses vidéos, ses chansons et ses dessins ou peintures contient également une part de fantastique et de drôlerie où l’absurdité et le décalage dominent. Gio Black Peter incarne divers fantasmes, ainsi il peut se recréer en de multiples personnages qui sont tous une des facettes de l’artiste. Son œuvre prend donc ancrage dans le réel pour le détourner et le parodier en élaborant ainsi une satire de la politique et du monde actuel. »
Yann Perol

 

dans

Ceci est la vérité, parce qu’on l’a fait /
Parce qu’on l’a fait, c’est la vérité

Opéra performé


DÉCOUVREZ LE PROGRAMME DÉTAILLÉ VIA CE LIEN

Autres intervenant de Ceci est la vérité, parce qu'on l'a fait / parce qu'on l'a fait, c'est la vérité : Caroline Barc, Loïc Connanski, Pascale Gustin, Magali Halter, Gio Black Peter, Laurent Prexl, NEN, Irène Bousquet et les persifleurs Fréderic Lecomte, Yann Perol et Sarah Venturi

 

Gio Black Peter

Né en 1979 (Giovanni Paolo Andrade Guevarra) au Guatemala, pays qu’il quitte en 1984 pour immigrer clandestinement aux Etats-Unis.

Il se fait d’abord remarquer comme acteur au cinéma (Eban and Charley, 2000) mais s’engage dans un même temps dans une pratique artistique pluridisciplinaire : à la fois peintre et dessinateur, il est aussi chanteur et performeur et collabore régulièrement avec Brian Kenny et Slava Mogutin dans des projets d’installation. Il travaille également avec le réalisateur de film porno gay Bruce LaBruce et apparait comme acteur dans le film intitulée Otto ; or up with dead people en 2008. Gio Black Peter réalisera avec Bruce LaBruce un vidéoclip pour une de ses chansons intitulées Revolving Door, New Fuck New York 2011 et pose régulièrement dans les photographies du réalisateur canadien.

Dédoublement et masques mais aussi autoportrait intimiste ou encore journal intime de la vie de l’artiste à New York et de ses rencontres sont au cœur du travail de Gio Black Peter en une esthétique décalée et subversive. L’univers trash et hypersexué de Giovanni à travers ses vidéos, ses chansons et ses dessins ou peintures contient également une part de fantastique et de drôlerie où l’absurdité et le décalage dominent. Gio Black Peter incarne divers fantasmes qui peuvent aller du gore à l’humour, ainsi il peut se recréer en de multiples personnages qui sont tous une des facettes de l’artiste. L’œuvre de Gio Black Peter prend donc ancrage dans le réel pour le détourner et le parodier en élaborant ainsi une satire de la politique et du monde actuel. Il met en scène sa propre vie avec un goût prononcé pour l’irrévérence et la transgression. Son histoire, ses origines, son contexte de vie à New York et l’énergie qui s’en dégage, sa sexualité, ses amis, sa conscience aiguë de l’homo-érotisme sont les éléments récurrents de son œuvre et crée pourtant un ensemble d’une extrême cohérence. Par le biais de ses lectures, performances, concerts, vidéos, dessins… se dégage une pensée critique contre les conventions et stéréotypes. Gio Black Peter reprend les codes de l’entertainment pour contrecarrer les figures dominantes de la politique, de la religion et de la société en général en élaborant ainsi une sorte de satire, un univers singulier qui s’oppose aux normes. Outre la violence, l’artiste sait également jouer avec le désir ou plutôt la figure désirée qu’il incarne et met en scène. Gio Black Peter peut tour à tour nous faire basculer de l’humour à l’érotisme mais aussi vers l’abjection. C’est bien de l’énergie qui émane du travail de GBP qu’il faut parler pour comprendre les désirs et pensées qui animent l’artiste et qui lui permettent de façonner cette œuvre étrange, violente et drôle à la fois. Se dessine le portrait d’une génération artistique que beaucoup considère comme perdue ou désabusée, et Gio Black Peter de nous prouver le contraire avec la grâce et la violence d’un félin.
Texte de Yann Perol

Gio Black Peter

©Giacomo Cosua