Roman Ondák

Teaching to Walk

– Performance

Le Plateau – Frac Île-de-France

Les samedis 2, 9, 16, 23 et dimanches 3, 10, 17, 24 octobre
> 16h à 17h

 

Dans le cadre de l’exposition « Les vigiles, les menteurs, les rêves », du 16 septembre au 14 novembre 2010 au Plateau (Commissaire : Guillaume Désanges) « Teaching to Walk » (2002), collection du Frac Île-de-France.

 

« “Teaching to Walk”  n’est autre qu’une mère apprenant à son enfant à faire ses premiers pas. C’est un moment court et important dans la vie d’un être humain que Roman Ondák nous invite à découvrir non pas au travers d’une représentation mais en s’approchant au plus prés de l’événement lui-même. La médiation que constitue généralement l’utilisation d’un outil particulier est ainsi évacuée au profit de l’intrusion directe de la vie dans un lieu d’art. »
Pierre Bal-Blanc, extrait du communiqué de presse de « La Monnaie vivante »

 

Chez Roman Ondák, l’exposition est à la fois un espace performatif et une zone de mise à distance où des temps parallèles se croisent, où l’expérience individuelle se mêle à la pratique sociale. Son œuvre se trouve aux limites physiques et psychologiques de notre perception et l’espace d’exposition, devient le réceptacle d’expériences humaines, un lieu questionnant la représentation et l’interprétation, la réalité et sa remise en scène.
A partir de la réalité donnée d’un lieu, d’une expérience, l’artiste déploie des fictions de manière informelle ; il place son décor et son sujet, et la scène se rejoue à l’infini par le biais de différents filtres. La mémoire y occupe une place importante parce qu'elle implique les réminiscences d’un vécu, mais aussi parce qu’elle offre un espace plus libre à l'imagination et à l'inconscient.
Que ce soit sous la forme d'installations ou de performances, le travail de Roman Ondák demande souvent au spectateur d’y regarder à deux fois, le faisant se questionner sur la perception ou la conscience qu’il a des codes et comportements sociaux. Ses ‘micro mises en scènes’ ou ‘anti évènements’ faits de répétitions séquentielles improbables ou de situations à la fois simples et complexes, n’ouvrent ni ne ferment le déroulement des choses mais activent le processus de réception du spectateur.

 

Roman Ondák est né en 1966 à Zilina en Slovaquie, il vit et travaille à Bratislava.