Alberto Sorbelli

Chanson d’Amour

– Performance

Le Générateur

Samedi 23 octobre de 16h à 22h

 

avec : Alexandre Callay / Emmanuel Hermange / Christian Mayeur, directeur d'Entrepart / Laura Pargade, artiste/journaliste / Thibaut de Saint Maurice, professeur de Philosophie - Auteur de Philosophie en séries (Ellipses)

 

Chanson d’Amour, présentée dans une version orchestrale d’une durée de six heures (Chef de Coeur : Georges Henri Guedj ), est une lecture des échanges engagés par l’artiste avec l’ensemble des de ses « Facebook’s friends » appartenant au milieu de l’art. L’œuvre s’élabore au fil de rendez-vous réguliers dans des espaces réels, virtuels et médiatiques, auxquels les interlocuteurs sont conviés.

« Je reste complètement hors circuit, [...] ; j'existe, je suis là, mais je n'en fais pas vraiment partie.
... j'en vois une poésie. Et étant un poète, je vis comme un poète, dans un espace complètement mental. La réalité, elle est autour, elle circule, je la vois, je la touche parfois, [...]. »

Depuis 1968 à Paris, Alberto Sorbelli vit ses quatre identités : le secrétaire, la pute, l’agressé, et… ( le fou? ) qu’il introduit dans des musées où le système médiatique soulignant l’ambivalence des relations d’échange dans la société et le milieu artistique.

 

Alberto Sorbelli est né à Rome en 1964, il vit et travaille à Paris.

 

Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts à Paris, Alberto Sorbelli participe à de nombreuses expositions collectives. En 1994 au MAM de la ville de Paris, son Club hiver de l'amour est censuré. En 1995 il intervient avec Broadcasting Agency pour « Fémininmasculin » au Centre Georges Pompidou (Just for Cynthia CD Rom). Puis en 1998 c'est l'Agressé au Musée Guggenheim de New York et, en 1999, à la 48e Biennale de Venise. En 2003, il crée Esthétique de la spéculation dans le cadre de « Pas vu pas pris » à l'Hôtel de l'Industrie à Paris, repris en 2004 à la Ménagerie de Verre. Il a récemment présenté sa deuxième pièce de théâtre, Tragedia con intervallo, aux Laboratoires d’Aubervilliers. Parallèlement il présente ses propres formes et performances. A l'ENSBA notamment, Secrétariat du secrétaire de Monsieur Sorbelli et Bureau d'accueil (1990) ; Symposium esthétique de la prostitution (1993); Monument à la gloire de 15h à 17h30 (1994). En 1997, Au Bois dormant au Capc, musée d'art contemporain, Bordeaux. Bob bing à la Caisse des dépôts et consignations de Paris. L'audition à la galerie Public (1999). ça se voit que j'écoute, Festival Belluard Fribourg (2002).
Depuis 2000, Alberto Sorbelli produit des séries de dessins, réalisés simultanément à deux mains, parfois les yeux fermés. L'artiste nous propose un univers imaginaire d'insectes, de fleurs ou d'autres compositions érotiques ou abstraites, comme de véritables projections mentales.

 

© Christine Bardy