bandeau Haut

Jean-Michel Agius

 

Dimanche 23 oct à partir de 13h - micadanses

Le Sleep'in « On air »

Performance participative

 

Le projet de On Air est de faire vivre à un groupe de personnes volontaires un moment d'immersion totale dans un événement artistique lié au thème de l'air. La trentaine de participants, artistes, amateurs ou curieux, est entraînée de façon ludique dans un processus d'apprentissage et de création.

 

On Air c'est :
24 heures non-stop à vivre, penser, danser, se détendre, créer.
24 heures d'expérimentation et de production artistique dans une ambiance décontractée, faite d'écoute et de partage.
24 heures où tout un groupe a décidé de rester ensemble dans un même lieu pour créer, manger et dormir.


Toutes ces expériences artistiques vécues pendant 24h sont captées en vidéo.
Le lendemain, le film est projeté devant un public convié par les participants.
http://air.over-blog.net/

Le sleep-in  On Air est une performance née en Belgique sous l'impulsion de Oonagh Duckworth et des danseurs de la cie toute une nuit  durant le processus de création du spectacle On Air
En partenariat et dans le cadre d'une résidence de recherche à micadanses

 

Démarche artistique

Singularités du moment
Outre les spectacles que je crée, j'ai la nécessité d'inventer des présences artistiques « dans, sur et hors les murs ».

Dans les murs

La forme de mes créations évolue, mais il y a toujours ce lien à un groupe d'interprètes : trois danseurs, une écrivaine, des musiciens... et des amis artistes prêts pour une aventure éphémère. La forme que je cherche participe de la retranscription et du contact. Elle est suspendue en partie à la question de l'autre.je crée les signes physiques partir d'une collecte .
Préférant l'aléatoire du geste et l'état du moment, refusant le dessin et la ligne ainsi que son cheminement qui mène de l'idée à l'oeuvre finie, je passe par des esquisses pour garder l'oeuvre ouverte. Au lieu de partir du sens pour construire des signes, je commence à l'inverse et donne le sens avec ce que j'ai glané.
L'écriture doit s'imposer au fil du temps, ce n'est pas le mouvement que je parfais mais l'énergie et la posture mentale que je répète jusqu'à la certitude. 

Sur les murs

Depuis quelques années, je développe un travail autour de la création d'images rupestres dans le prolongement de celui réalisé pour la scène : l'image  alors ne s'y lit pas en soi, elle est liée à l'action, à la matière de la surface qui la reçoit. Elle se renouvelle, se réécrit, elle reste vivante. 
Ces  films très courts projetés sur des parois, des espaces de projections qui ne sont pas planes, offrent un autre regard sur l'image (fragmentée, interactive tridimensionnelle…).
Ces images sont issues « de rebuts, de restes, d'invisibles" artistiques.En effet, je filme toutes mes répétitions et après chacune d'elle, il y a un travail de "dérushage". Rien ou presque de ce qui se produit avec les artistes dans le studio n'est abandonné, tout peut être « recyclable » pour une œuvre à projeter.(« Facteur d'images » et « Dégât des eaux » sont des exemples de projections pariétales, liés à l'utilisation de scènes de danse abandonnées).

Hors les murs

Depuis 2003, en collaboration avec le Domaine de Chamarande, nous organisons des projets vidéo / danse avec des jeunes gens handicapés ; ce travail m'influence et me passionne. Il interagit avec mon écriture, il me conduit à prédéterminer le moins possible intellectuellement, et à laisser émerger ce qui va naître dans le moment. Avec eux, je sens bien qu'il me faut être réactif, imaginatif, et m'affranchir du temps.En 2006, j'ai relié à pied Bruxelles à Paris pour collecter la matière « d'Etat de Marche ». Pour « on AIR », j'entreprends une autre aventure hors les murs : je vais me rendre au village de A en Norvège, ensuite sur l'île du grand B en France, ce sont des sites de "grand vent".Ces deux premières étapes marqueront le début d'un voyage abécédaire au long cours avec l'auteure Laurence Vielle.
Comme dans le voyage, ce que je cherche n'est plus d'arriver à un point précis, mais de trouver par l'errance quelque chose d'inexprimé. C'est peut-être une démarche initiatique. 
J'essaye de voir géographiquement où me mène une idée.

 

À propos de l'artiste

Jean-Michel Agius fonde  en 1986 la compagnie Toute Une Nuit  et signe depuis une trentaine de chorégraphies. Ses créations s’inscrivent dans une narration se référant souvent au cinéma. Il travaille sur une écriture chorégraphique musicalisée avec l'utilisation d'un langage imaginaire : travail sur les phonèmes et les monèmes de diverses langues capables de suggérer une situation, un état ou bien un décor sonore, une musique des mots qui donne un sens à la gestuelle des danseurs.
Depuis 2003, avec Laurence Vielle il crée des spectacles qui mêlent leurs disciplines respectives soit musique live et vidéo : « Choisy Hôtel » avec Matthieu Ha et la Cie Carcara, « Voix d’eau » / « François » / « Pensées » avec Magali Pinglaut et Isabelle Pousseur  /  « Pièce d’eau » /« Etat de Marche » et « On air » /avec Catherine Graindorge et Elie Rabinovitch .
Actuellement ils relie à pied la ville du Coq ( Flandre) à celle de l’Asne ( Wallonie) pour sa nouvelle création prévue en janvier  2012 au théâtre Vidy (Lausanne).
Jean-Michel Agius vit entre Paris et Bruxelles.

Le Sleep'in « On air »

©Jean-Michel Agius