[LA PaRFORMANCE]

Et si nous revenions au mot pArformer ?

Et si nous revenions à l’étymologie du mot « performance », car depuis son apparition dans le champ de l’art, il donne du fil à retordre à celles et ceux qui le revendiquent ou s’en défendent.
Parce qu’il est d’abord entendu dans sa consonance anglaise, il véhicule une multiplicité de sens qui recouvrent parfois l’usage que les artistes lui attribuent. Aussi, le mot « art » lui est-il souvent accolé : performance art. Or, le mot performance est issu de l’ancien français parformer, qui laisse peut-être davantage percevoir le processus même de création, accidents et hasards qui irrigent la pratique : ce qui est en train de prendre forme.
En proposant de remettre au goût du jour le verbe parformer, Le Générateur lance une bouteille à la mer, en n’ayant pas d’autre intention que celle de revitaliser le mot, en lui rendant sa virulence politique. Il ne s’agit pas de chercher ici à le circonscrire, il s’agit plutôt de gratter les couches de sens qui l’animent. Une façon d’agir sur et avec le temps, puisque c’est un des enjeux de la parfomance telle que nous l’entendons « à cette minute ».