Thibault Theyssens

Verdict

Performance

Dimanche 9 octobre à 18h

Bloc Bout De Bras Avec Main teyssens webL’être humain, après son apogée, doit rendre au monde ce qui lui a été donné. Le temps, en s’écoulant, lui enlève ce qu’il a acquis depuis sa naissance. Il perd sa condition physique, et toutes les aptitudes qui en dépendent. Il perd l’acuité de sa vue et de son ouïe. Ses facultés mentales se dégradent progressivement. Ses os se fragilisent, sa peau se détend, ses organes se fatiguent. Son corps est altéré par les jours qui passent, comme l’est le rocher que l’eau érode.
Il sait que c’est une loi à laquelle il ne peut se soustraire.
Ça ne l’empêchera pas de continuer à essayer.

Réservez pour la soirée du 9 octobre

Sur une invitation de Biño Sauitzvy. En partenariat avec l’Académie Fratellini et l’Université Paris 8 – UFR Arts / Département Théâtre.


Thibault Theyssens

Après des années de pratique régulière dans le milieu de la gymnastique, il bifurque pour le cirque en 2009, au Théâtre-Cirqule, à Genève. En 2013, il intègre l’Académie Fratellini, avec pour spécialisation la Roue Cyr. Durant la formation, il travaille en tant qu’interprète avec entre autres Pierre Meunier, Jérôme Thomas, Olivier Dubois, Philippe Fenwick et Stuart Seide. Il découvre le théâtre de l’absurde, le minimalisme et le théâtre visuel, qui sont maintenant les axes principaux de son travail.

« L’imagination, pour une psychologie complète, est, avant tout, un type de mobilité spirituelle, le type de la mobilité spirituelle la plus grande, la plus vive, la plus vivante. Il faut donc ajouter systématiquement à l’étude d’une image particulière l’étude de sa mobilité, de sa fécondité, de sa vie. »
Gaston Bachelard, « L’air et les songes »

Hache teyssens webL’image est toujours le point de départ de mon travail. Je procède par tableaux. Souvent surréalistes et oniriques, ils surgissent de mes rêveries ou de mes errances. Une fois que j’ai ce visuel imaginaire, j’analyse les réflexions qu’il fait naître, je creuse dans toutes les directions pour trouver les sujets, concepts et notions qu’il évoque. Chargé de ce temps de recherche et des réponses qu’il m’a apporté, je m’attaque au plus gros morceau, l’étude de la mobilité de l’image. Ce qui va la faire passer du domaine de l’art visuel à celui du spectacle vivant. Comment respire-t-elle ? Comment se déplace-t-elle ? Comment observe-t-elle ? Quel bruit produit-elle ? J’étudie les mouvements possibles de l’image, ainsi que son rythme, pour enfin sélectionner ce qui m’intéresse et en agencer un tout. Même si la Roue Cyr est ma discipline de prédilection, je ne l’incorpore pas à tous mes projets. Bien que chargé d’années de pratique, je n’hésite pas à laisser de côté la performance acrobatique si elle n’est pas nécessaire. Je m’appuie alors sur toutes les autres compétences que j’ai acquises au cours de ma formation.


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